Au second battement de paupières,
J’ai perdu équilibre et repères.
Assis sur la margelle de ton regard,
Doucement, j’ai basculé. Trop tard.
Dans l’Univers silencieux
De tes yeux ouverts,
En ce gouffre secret où ton âme s’entrouvrait,
Je t’ai cherché, puis tout s’est effacé,
Tout, à nouveau, a basculé.
La chute n’avait pas encore commencé.
Ton oeil venait de se fermer.

Poème et peinture de LRW