Ce que l’on est résulte du degré d’intensité de notre acte d’exister dans la Présence à soi, là, en cet instant. Plus cette présence à soi est forte, plus s’ouvrent les mondes étagés de l’être. Autant de mondes « invisibles » et « inexistants » pour celui-là seul qui s’y absente dans la mesure même où il s’absente à lui-même dans le divertissement stérile, l’attente d’un à-venir qui n’est pas, et le souvenir d’un passé qui n’est plus, dans la mesure, autrement dit, où il se fait le créateur du temps et en devient d’un même geste son fidèle esclave…

texte et peinture de LRW